• Le cogito est exposé dans les Principes de la philosophie (première partie, article 7) (1644) : "Ac proinde haec cognitio, ego cogito, ergo sum, est omnium prima & certissima, quae cuilibet ordine philosophanti occurrat." ("Cette pensée, je pense, donc je suis, est la première et la plus certaine qui se présente à celui qui conduit ses pensées par ordre.").
  • Il apparaît aussi dans le Discours de la méthode, premier ouvrage philosophique publié en français (1637), dans la quatrième partie.
  • Descartes, poursuivant ses idées déjà exposées dans les Règles pour la direction de l'esprit, cherche à fonder un principe premier, fondement de toute connaissance. Il s'agit du fait de penser : "cogito ergo sum", je pense, donc je suis. Ce faisant, ce principe devient une certitude qui se substitue à la conception de cause première qui était celle de la scolastique, et qui résultait de la réconciliation entre le christianisme et la philosophie d'Aristote, faite par Thomas d'Aquin dans la somme théologique. Ce principe fonde une nouvelle morale (les Principes de la philosophie).
  • La postérité oublia probablement les développements philosophiques contenus dans les Méditations métaphysiques. Descartes employa le concept du cogito, non seulement sur le plan de la méthode scientifique (Discours de la méthode), mais il en donna une formulation à caractère métaphysique : dans les Méditations métaphysiques, la place principale est donnée au sujet pensant.